Racisme ! Retour à l’envoyeur

Raciste ! Voilà le mot qui tue. Ce terme, une fois lancé, fuse comme une flèche pour abattre net les arguments de l’adversaire. Sa pointe est empoisonnée et même lorsqu’aucune idée essentielle n’est touchée, le corps politique qui en est frappé est invariablement condamné. Pour cette raison, le débat sur l’immigration en Europe n’a jamais eu lieu. Toute personne qui se risquait sur ce terrain était retrouvée politiquement morte quelques mois plus tard, atteinte par une de ces flèches, décochée d’on ne sait où.

Pourtant, lorsqu’on analyse plus méthodiquement le discours des antiracistes officiels, il est aisé de déceler de nombreuses ambiguïtés troublantes. Car n’est pas antiraciste qui veut. Etre réellement antiraciste demande une cohérence idéologique implacable, seule capable de surmonter les nombreuses contradictions soulevées par cette prise de position. En effet, la porosité entre les concepts d’antiracisme et de racisme est grande et l’on a vite fait de franchir la ligne de démarcation sans même s’en apercevoir. Cette frontière est aujourd’hui largement ignorée, ce qui nous permet de retourner contre nos adversaires l’arme avec laquelle ils nous menaçaient injustement. Car étrangement, c’est au sein du camp des soi-disant antiracistes que l’on remarque le plus de racisme.

Pour commencer, le concept même d’universalisme, dans lequel beaucoup d’antiracistes se reconnaissaient, apparaît difficilement compatible avec la notion même d’antiracisme. Comment concilier un discours universaliste, induisant une supériorité du système occidental, avec une attitude accordant une valeur propre à chaque système humain. Se profile alors, en trame de fond, la conviction inconsciente d’une prédominance de la race blanche l’invitant à imposer les droit de l’homme au monde entier. D’ailleurs, les politiques d’aide au développement envers des pays jugés arbitrairement par l’occident comme « sous-développés », découle de cette même logique. Nous baignons ici en plein ethnocentrisme. Pour un antiraciste universaliste, tant que la brousse africaine n’aura pas cédé la place à une mégalopole urbaine ultramoderne, l’Afrique ne sera pas digne de figurer aux côtés des pays développés, incarnations de l’idéal universel. Ici, l’antiraciste devient l’agent de la mondialisation et met ses nobles aspirations au service d’une nouvelle forme de colonialisme, comme les missionnaires chrétiens en leur temps. Au fond, ces french doctors qui arpentent la savane africaine (une pensée pour Kouchner) ne voient dans l’Africain qu’un enfant irresponsable qu’il convient d’aider afin de le sortir de sa condition de pauvre. Ils ne comprennent pas que l’origine de cette pauvreté est la conséquence même de la conception qu’ils se font des populations du Tiers-monde, celle de grands enfants arriérés.

Les véritables antiracistes que nous sommes ne peuvent pas excuser de tels écarts. Ces universalistes doivent être dénoncés pour ce qu’ils sont, c’est à dire des racistes au service des transnationales financières. En ce qui nous concerne, nous estimons le principe du développement séparé plus sage et nous dénonçons les visées colonialo-mondialistes de l’occident actuel.

Second point : L’égalitarisme revendiqué par l’ensemble de nos antiracistes subventionnés entre nécessairement en opposition avec la notion de diversité. Or, qu’est-ce qu’un antiracisme qui nie les différences, sinon une autre forme de racisme. En fait, il exprime surtout une peur de l’autre dans son altérité. Cette lutte contre les inégalités débouche inexorablement sur une volonté du Même. Selon ce principe, l’autre doit être dépouillé de ses spécificités de manière à pouvoir rentrer dans le moule étroit de l’égalité, et donc du Même. Alors qu’au contraire, l’antiracisme n’a de sens que s’il fonde son action dans la défense des différences et donc de la diversité. Alain de Benoist nous rappelle : « C’est bien le principe de diversité qu’il convient d’opposer à l’idéologie du Même. Un principe tire sa force de sa généralité même. La diversité du monde constitue sa véritable richesse, car cette diversité est fondatrice du bien le plus précieux : l’identité ». Le mot « pluriel », qui est agité à tout vent par nos antiracistes fonctionnarisés, est un leurre. Ils confondent magma informe et diversité authentique et c’est bien un monde homogénéisé qu’ils défendent. Un pas supplémentaire vers la standardisation de l’homme accompagne chacune de leurs victoires politiques. D’ailleurs, un grand nombre d’entre eux n’échappe pas à la tentation du discours mixophile. Nous mettons ici le doigt sur la troisième erreur de ces pseudo-antiracistes.

Pour finir, la mixophilie ambiante, qui voit dans le métissage la promesse d’un monde meilleur, constitue l’ultime perversion du discours antiraciste. Elle est en fait l’incarnation d’un néo-racisme moderne. Car le métissage est soutenu par une argumentation scientifique qui laisse à désirer (une pensée pour A. Jacquard). Comment ne pas voir dans cette phrase de J. Needham : « le métissage est biologiquement avantageux », un appel au mélange des races, annoncé comme génétiquement bénéfique. Se dessinent alors les contours d’une race supérieure : la race métissée. Nous sommes ici confrontés à un racisme biologique. P.A. Taguieff, dans son livre « les fins de l’antiracisme », reconnaît lui-même que : « Récusant frontalement la notions de races pures, l’antiracisme mixophile n’en pense pas moins racialement, favorisant le retour inattendu du mythe du sang par son apologie du sang-mêlé, érigé en quasi-race supérieure ». Cet antiracisme là doit également être combattu avec vigueur, car il représente une menace pour l’humanité. Si la biodiversité de la nature est une richesse qu’il faut protéger, forcement la diversité des races et des cultures doit l’être également.

Ce léger survol nous permet de constater que l’antiracisme n’est pas une notion aisée à manipuler et que la seule démarche cohérente vis-à-vis de cette problématique reste la nôtre. Celle d’une vision qui défende la diversité, les identités et les droits des peuples à vivre selon leur propre modèle. Nous n’avons pas à avoir peur de l’antiracisme. Au contraire, il doit devenir notre cheval de bataille. Nous devons devenir le fer de lance d’un nouvel antiracisme. Celui du droit des peuples à perpétuer leur héritage et celui du droit des communautés traditionnelles à refuser leur dilution dans le néant marchand. Car, le grand combat de demain sera celui de la diversité contre les forces homogénéisantes du mondialisme.

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Un commentaire pour Racisme ! Retour à l’envoyeur

  1. SnapDragon dit :

    par la barbe d odin :! ca ! c de la rhétorique ! la vérité a l état pure !
    bravo !
    faire une campagne de diffusion massive de ce texte ferait l effet d une bombe !
    il faut savoir quand est le bon moment pour lâcher cette bombe !

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