Fête de Samain en Forez

Loin de la décadence des grandes villes ou, en boîte de nuit se déhanchait la jeunesse abrutie, c’est dans un cadre champêtre que nous nous sommes réunis afin de célébrer comme il se doit la fête Celtique saisonnière de Samain, ancêtre Halloween et de la Toussaint chrétienne.

Nous tenons à remercier les participants qui se sont tous activés pour que le weekend se déroule au mieux, Samain fut en effet une réussite. Nous donnons dors et déjà rendez-vous à nos camarades en décembre pour la célébration de Jul, le solstice d’hiver.

Accompagné de quelques photos des festivités, voici une bref exposé de la signification de cette antique fête datant de la nuit des temps, et que nous nous devons de perpétuer, comme comme le disait Frederic Nietzsche, les hommes de l’avenir seront ceux qui ont la plus longue mémoire !

DE SAMAIN A HALLOWEEN

Durant la nuit du 31 octobre au 1er novembre, nous avons, en Occident, pour coutume de fêter Halloween. Les enfants revêtent des costumes effrayants puis font une quête de friandises auprès des voisins. Ensuite, la famille passe à table en plaçant la citrouille, le chou et la pomme comme aliments centraux du repas. Le lendemain est moins  joyeux, car il s’agit d’aller au cimetière, afin de fleurir la tombe des membres de la famille et des amis disparus. C’est ce que nous appelons aujourd’hui la Toussaint, autrement dit, la fête de tous les saints. Mais d’où vient cette tradition? Halloween est-elle réellement  cette fête moderne d’origine anglo-saxonne qui consiste à  faire peur et à se gaver de bonbons, ou bien y’a t-il ici une racine bien plus ancienne, oubliée, et datant de la nuit des temps?

En effet, de nouveau, et comme cela est le cas pour tout ce qui concerne notre identité profonde, Halloween est une fête reconstruite, qui a détournée de son vrai sens une  antique célébration. Importée des Etats-Pourris d’Amérique, Halloween s’est donc superposée à la Toussaint des chrétiens qui s’étaient eux-mêmes accaparés la date  d’une très vieille coutume celtique bien antérieure à la naissance du Christ…la Samain. Littéralement, cela signifie « réunion, rassemblement » des morts et des vivants. Samain (Samonios en irlandais) annonce la période sombre et marque le début de l’année celtique. Les celtes commençaient effectivement l’année à l’équinoxe d’automne plutôt qu’au solstice d’hiver. Il y a là, à première vue, quelque chose d’illogique puisque c’est le début de la période sombre et non pas une renaissance du Soleil… Afin de  comprendre, il faut se pencher sur la culture celtique. Les Gaulois et les Irlandais ne comptaient en effet pas en jour, mais en nuit, d’ailleurs, en breton, le  mot lendemain se dit  « astronoz », c’est à dire: « au delà de la nuit » car selon les Celtes, c’est la nuit qui donne naissance au jour et non pas l’inverse.

SAMAIN DANS LA TRADITION CELTIQUE

Samain, située comme nous l’avons dit précédemment, au moment de l’équinoxe d’automne, n’appartient ni à l’ancienne ni à la nouvelle année. Le jour et la nuit étant de même durée. Le temps généralement sombre et froid de novembre favorise l’envie des longues nuits de veillées, des réunions et des grands banquets. Indiquant la fin des travaux agricoles, Samain était une période ou les femmes et les hommes se reposaient et méditaient sur le bilan de l’année écoulée afin de préparer au mieux celle qui  s’annonçait. Samain est aussi le moment privilégié pour s’adonner à la magie, à la lecture, à l’apprentissage de la religion et de la connaissance du monde, mais également  pour entreprendre des expériences ésotériques. La famille passe la periode froide dans la maison et délaisse les activités extérieures. C’est la fin de l’été, la mort de la  nature avant sa résurrection en mai, avec la fête de Beltaine. Le soleil descend de plus en plus bas, les près perdent de leur verdure et les feuilles tombent des arbres.

La mort des forces telluriques s’accompagnait symboliquement avec la mort des Hommes. Samain était alors pour nos ancêtres, et c’est toujours le cas pour nous, l’occasion de célébrer la memoire des disparus, qui, selon les Celtes, venaient visiter les vivants et partager un repas avec eux. Nos ancêtres pratiquaient ainsi des séances de spiritismes pour invoquer les esprits des defunts de leur clan. La nuit du 31 octobre est alors propice aux manifestations étranges et aux évènements mythiques. La fête de Samain est ainsi, dans la mythologie celtique, le moment ou se sont déroulés certains faits d’importance recouvrant une notion magique. A titre d’exemple, en Irlande, c’est à Samain que le Dagda (le dieu « sage et droit ») s’unit à la  déesse Morigu, reine des spectres et des enfers. C’est aussi à Samain que les Thuatha dé Danann préparent leurs batailles contre Fomoire et c’est encore à Samain que prend place le recit de la Maladie de Cruchulain. Sur la fête de Samain plane également la Reine Fantôme, la Morrigann, enchanteresse capable de déclencher des averses de feu et de sang et de faire tomber la brume sur les hommes. Son animal fetiche est le corbeau, animal sous lequel elle apparait souvent. Morrigann est aussi assimilée à la terre, à la fertilité et est au centre d’un culte populaire.

  Pour les celtes, le contact avec les defunts n’était pas effrayant car ils n’étaient pas considérés comme étant dangereux, comme cela est aujourd’hui le cas pour Halloween.  Les morts étaient les gens qui avaient quittés la vie mais étaient toujours membres de la communauté, vivant désormais dans l’Autre Monde. En Ecosse, par exemple, il était d’usage, en guise de bienvenue, d’accrocher des lampes à la portes de la maison afin d’indiquer la route aux esprits. De plus, une table était dressée dans le foyer afin que les âmes puissent se restaurer. La tradition populaire rapporte aussi que durant Samain, on pratiquait des rites divinatoires pour la nouvelle année à venir, concernant  les prévisions du temps, en vue des récoltes, les mariages, les naissances et la chance. Par exemple, éplucher une pomme pouvait se tranformer en divination sur la durée  de la vie. Plus le morceau de peau que l’on arrivait à découper sans le rompre était long, plus la vie de celui qui épluchait serait longue aussi. Les jeunes filles gravaient  egalement les noms des hommes célibataires sur des noisettes qu’elles jetaient au feu, et la noisette qui sautait hors des flammes indiquait à chaque jeune fille le nom de  leur futur époux.

Source : Artam Brotherhood

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