Couple agressé rue des Couteliers : 30 000 soutiens sur Facebook

Le groupe créé sur Facebook pour soutenir le couple agressé dimanche 11 avril, en plein centre-ville de Toulouse, rassemble désormais près de 30 000 personnes. Les responsables envisagent d’organiser une manifestation.

La vague de soutien est à la hauteur du traumatisme qu’ils ont subi. Dimanche 11 avril au petit matin, un jeune couple est agressé rue des Couteliers à Toulouse. Deux individus frappent et retiennent l’homme, pendant que les deux autres font subir des violences sexuelles à son amie. Relaté dans La Dépêche le lendemain, ce déferlement de violence ne tarde pas à provoquer une immense émotion chez les internautes toulousains. Le lundi 12 avril, vers 23 heures, un groupe de soutien est créé sur le réseau social Facebook. En quelques heures, des milliers de personnes affluent, pour exprimer leur solidarité et leur indignation.

« Une ampleur folle »

Lorsque nous évoquons ce rassemblement virtuel pour la première fois dans notre édition du mercredi 15 avril, ils sont déjà plus de 7 000 à s’être regroupés sur la toile. Aujourd’hui, le nombre de membres avoisine les 30 000. Un chiffre incroyable pour un groupe traitant d’un sujet local. « Ça prend vraiment une ampleur folle. Beaucoup de gens m’écrivent pour raconter les agressions qu’ils ont subi à Toulouse. Il y a même des victimes de viols qui m’envoient des messages pour me dire qu’il faut continuer à parler de ces violences pour sortir de l’indifférence », explique François, le jeune à l’origine de la mobilisation sur internet, qui, un peu dépassé par les événements, ne souhaite plus communiquer son nom. Sur la page d’accueil du groupe de soutien, des centaines de commentateurs demandent qu’une manifestation soit organisée pour protester contre une violence qu’ils jugent grandissante dans la Ville rose. « Nous, les victimes de tous les jours, ne devons plus baisser la tête ! », écrit l’un d’eux. « Je me bouge rarement pour les manifs, mais je peux vous assurer que je serai à celle-là », ajoute un autre. De leur côté, les responsables du groupe essayent toujours de contacter les victimes. Ils souhaitent obtenir leur accord avant de fixer la date d’une éventuelle marche en centre-ville. « Ce serait dommage d’être arrivé à ce stade de mobilisation et de ne rien faire, de laisser le souffle retomber », souligne François, qui assure qu’une décision sera prise « très bientôt ».


Sur facebook

Thibault > La pègre. Agissons pour que la pègre disparaisse de nos villes. Que le mal ne s’invite plus dans la joie de la vie nocturne. Par la prévention surtout, mais également par la répression.

Coline > Du sadisme. C’est tragique ce qu’il s’est passé. La violence gratuite tourne à une forme de sadisme vraiment terrible. Étant une jeune femme, j’imagine des tas de choses épouvantables qui pourraient m’arriver lorsque je suis dans la rue la nuit. Et pourtant, je ne suis pas du genre trouillarde.

Cyril > Boule au ventre. Quel processus peut pousser à faire de telles choses ? Une personne de mon entourage a subi ce genre d’agression à Toulouse il y a deux ans… J’ai une boule au ventre et l’envie de vomir en imaginant la scène et l’impuissance ressentie par les victimes.

Jean-Philippe > Insultes et rackets. La police ou la suppression des rondes n’ont rien à voir dans cette histoire. Le problème, c’est le comportement des gens. L’autre soir, j’ai été deux fois en ville entre deux et cinq heures du matin, et à chaque fois des types insultaient et rackettaient les passants.

Source : La dépeche

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